Guide

S’installer : statut, assurance, local

La formation terminée, beaucoup de prothésistes ongulaires choisissent de travailler à leur compte. Les démarches sont simples, mais quelques choix méritent d’être faits avant la première cliente.

1. Vérifier ce que vous pouvez proposer

La prothésie ongulaire (pose de faux ongles avec gel ou capsules, comblages, déposes, décorations, vernis) n’est pas soumise à qualification lorsqu’elle n’est pas assortie de manucure (réponse ministérielle publiée au Journal officiel le 16 mai 2017). Si vous voulez aussi proposer des soins de beauté des mains, il vous faut une qualification : diplôme de niveau 3 comme le CAP, ou trois ans d’expérience professionnelle (fiche de la CMA Pays de la Loire, 02/03/2022). Votre déclaration d’activité doit correspondre à ce que vous faites réellement.

2. Choisir un statut

StatutPour quiCe qu’il implique
Micro-entrepriseDémarrage, activité seule, investissement légerFormalités et comptabilité simplifiées, cotisations calculées sur le chiffre d’affaires encaissé, plafond de chiffre d’affaires annuel
Entreprise individuelle au réelCharges importantes (local, matériel)Déduction des charges réelles, comptabilité plus complète
Société (EURL, SASU)Projet de salon, associées, embaucheFormalités et coûts plus importants

Les plafonds et taux de la micro-entreprise évoluent : consultez-les sur autoentrepreneur.urssaf.fr au moment de votre déclaration. Un expert-comptable ou la chambre de métiers peut vous aider à choisir.

3. Immatriculer l’activité

  1. Déclarer sur le guichet uniqueToutes les créations d’entreprise se déclarent en ligne sur formalites.entreprises.gouv.fr.
  2. Activité artisanaleLa prothésie ongulaire relève de l’artisanat, avec une inscription au registre national des entreprises. Elle se rattache en général au code d’activité 96.02B, soins de beauté.
  3. Stage de préparation à l’installationIl est facultatif depuis la loi du 22 mai 2019 (loi Pacte), mais la chambre de métiers propose des formations utiles à la gestion.
  4. Contribution à la formationElle ouvre vos droits au FAFCEA pour vos futures formations : voir FAFCEA et OPCO.

4. Vous assurer

Vous intervenez sur le corps de vos clientes avec des produits chimiques et des outils : une réaction allergique ou une blessure peut engager votre responsabilité. Une assurance de responsabilité civile professionnelle adaptée aux prestations esthétiques est fortement recommandée. Si vous exercez chez vous, signalez aussi l’activité à votre assureur habitation.

5. Choisir votre lieu d’exercice

À domicile

Sans loyer, mais une pièce adaptée et ventilée. Voir exercer à domicile.

Chez les clientes

Un poste mobile, des trajets à intégrer dans vos prix.

En local ou en location de fauteuil

Plus de visibilité, mais une charge fixe à couvrir chaque mois.

6. Vous équiper et vous conformer

Votre matériel doit être désinfecté entre chaque cliente et vos produits conformes à la réglementation cosmétique. Le TPO est interdit dans les gels et vernis depuis le 1er septembre 2025 (règlement (UE) 2025/877) : vérifiez vos stocks. La liste de départ est dans le matériel pour débuter, et les bonnes pratiques dans hygiène et sécurité.

7. Fixer vos prix et trouver vos clientes

Deux guides pour démarrer sur de bonnes bases : fixer ses tarifs et trouver ses premières clientes.

Puis-je être salariée et prothésiste en micro-entreprise ?

Oui, le cumul est possible en général, sous réserve de votre contrat de travail (exclusivité, loyauté). Voir salariée.

Dois-je déclarer mon activité si je pose seulement pour quelques amies ?

Dès que vous êtes rémunérée de façon régulière, l’activité doit être déclarée. En cas de doute, la chambre de métiers peut vous renseigner.